La plume et l'épée

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 Une étrange consultation

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Papigeo
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Date d'inscription : 24/05/2011
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Localisation : Basse Normandie

MessageSujet: Une étrange consultation   Ven 1 Juil 2011 - 15:14

Voici une autre nouvelle. J'ai écrit le broullon de ce texte en attendant mon tour chez le cardiologue, c'était en juillet l'année de la canicule.

Une étrange consultation

La pendulette de mon tableau de bord indique 16 heures 15 minutes, à l'instant où j'arrive devant le cabinet du docteur Mario Barnetti. J'ai un quart d'heure d'avance, ce qui me donne le temps nécessaire pour garer ma voiture dans une petite allée ombragée par de magnifiques tilleuls. Ainsi en reprenant mon véhicule, je n'aurai pas l'impression de rentrer dans un four. Depuis quelques jours, il fait vraiment très chaud. Rien d'anormal en ce début de juillet.
Trois semaines plus tôt, mon médecin traitant, lors d'une visite de routine pour un renouvellement de médicaments, m'avait vivement conseillé de prendre rendez-vous avec un cardiologue. D'après lui, il n'y avait pas urgence, mais, compte tenu de mes petits problèmes de santé et de mon âge, il lui semblait raisonnable d'effectuer ce type de visite une fois par an. Délicate façon de me rappeler ma mauvaise forme physique et mes 56 ans.
Pas vraiment pressé de quitter l'agréable couvert des arbres, je me dirige vers la maison qui abrite le cabinet du médecin. Suivant les indications affichées sur l'imposante porte en chêne, je sonne et pénètre à l'intérieur. Une bouffée d'air frais m'arrive en plein visage.
La maison doit avoir environ 150 ans. Ses épais murs de pierres et de briques lui permettent de conserver une certaine fraîcheur, bien appréciable par cette canicule. Fraîcheur toute relative, car il y fait au moins 25°.
Je regarde autour de moi et salue les deux patients, puis m'assois sur le siège le plus proche de la porte.
Je me trouve dans une pièce aux murs et au plafond recouverts d'une peinture bleue délavée, craquelée par endroits. On se croirait dans l'antichambre d'un médecin des hôpitaux des années 1960. Le sol est carrelé avec des tomettes en terre cuite de couleur flammée. Une douzaine de chaises en bois bordent les quatre murs où se découpent trois portes : deux massives et une vitrée. Apparemment, cette dernière donne sur un bureau, probablement celui de la secrétaire, absente pour le moment. Au milieu de la pièce trône une table basse en bois blanc, recouverte de divers magazines. Même les affiches et reproductions de peintures impressionnistes fixées aux murs n'arrivent pas à humaniser cette salle d'attente, propre et aseptisée.
Un agréable parfum de fleur flotte dans l'air, dont je n'arrive pas à déterminer la provenance et la nature, cela m'intrigue sans savoir vraiment pourquoi.
Je prends un magazine au hasard, plus pour tromper l'attente que par intérêt pour ce genre de lecture. J'ai peu de goût, il est vrai, pour la presse à scandales et les mensuels féminins, surtout quand ils datent d'au moins six mois. Je le feuillette sans conviction et le remets en place, presque aussitôt.
Mon regard se pose sur l'un des deux patients. Il lit un quotidien régional qu'il tient à bout de bras. Il doit avoir une soixantaine d'années, petit, ventripotent, le visage aviné, mangé par d'épais sourcils broussailleux et un gros nez. Légèrement bossu, il ressemble à l'idée que l'on se fait de Quasimodo. Je me surprends à sourire sans méchanceté en me disant " le pauvre, il n'est pas gâté par la nature, si en plus il est cardiaque, c'est la cerise sur le gâteau ". Mon attention se porte sur l'autre patient ou plutôt l'autre patiente, car c'est une jeune femme magnifique, grande, brune, les cheveux longs, des jambes interminables, la trentaine, respirant la santé. Si cette jeune personne a des problèmes de cœur, je doute qu'ils soient identiques aux clients habituels de ce cabinet.
J'en suis à extrapoler sur le type de maladie qu'elle peut avoir, quand une des portes s'ouvre, cédant le passage au docteur Barnetti, du moins je le suppose, car je ne le connais pas. C'est vraiment un curieux personnage. Plutôt petit, mince, le haut du crâne dégarni, les yeux foncés à peine visibles derrière des lunettes aux verres épais, moustache et barbe aux poils noirs et raides. J'ai devant moi la copie conforme du célèbre Landru. D'autres avant moi ont dû se faire cette remarque, peu flatteuse. J'espère qu'au moins c'est un bon médecin. Je lève la tête pour le saluer, mais il ne fait aucun cas de ma présence et s'avance vers les deux autres patients, prend familièrement la jeune femme par le bras et l'entraîne dans son bureau, suivi de " Quasimodo ".
Je retourne à ma méditation étonné de son indifférence " est-ce un manque de courtoisie ou de la timidité ?". Je jette un oeil sur le tas de revues. Renonçant à choisir, j'en prends une au hasard et je tente, sans y parvenir, à me concentrer sur la grille de mots croisés, commencée par un patient précédent.
Au bout de quelques minutes, je repose le magazine. Je n'ai vraiment pas la tête à ça. Malgré la sérénité apparente de mon médecin généraliste, je reste tout de même un peu inquiet quant au diagnostic du cardiologue. Enfoncé dans mon siège, les bras croisés, la chaleur aidant je ne tarde pas à m'assoupir.
Je sursaute sous la pression d'une main sur mon épaule. J'ouvre les yeux et le docteur Barnetti se trouve devant moi.
— Monsieur, c'est à vous !
Je me lève sans répondre et le suis. Arrivé dans son bureau, il me fait asseoir et prend place en face de moi. La pièce vaste est meublée d'un bureau en bois vernis, de cinq fauteuils, d'une bibliothèque garnie de vieux livres, d'une table d'examens en métal blanc, recouverte d'un drap immaculé. Divers ustensiles médicaux sont enfermés dans une vitrine.
Les murs sont revêtus d'un tissu d'un joli vert pâle, ils sont décorés de quelques gravures anciennes. Le sol est recouvert d'un revêtement plastique de couleur beige. Trois portes donnent sur le bureau : une par où je suis entré, une communiquant avec le bureau de la secrétaire et une autre allant je ne sais où. La pièce confortable est éclairée par trois fenêtres donnant sur un jardin bien entretenu. L'une d'elles est ouverte et le superbe seringa, planté à quelques mètres de la maison, emplit le bureau d'un parfum entêtant.
— Alors qu'est-ce qui ne va pas ? me demande-t-il. Ses lèvres amorcent un début de sourire ressemblant plutôt à une grimace.
— À dire vrai, pour moi tout va bien. Mon médecin le docteur Pierre Dufaut a insisté pour que je passe une visite de contrôle à votre cabinet. D'après lui ce serait prudent à mon âge, d'effectuer cette consultation tous les ans, lui dis-je, en posant sur son bureau l'enveloppe remise par mon médecin.
Barnetti lit la lettre et les résultats de mes dernières analyses avec attention en hochant la tête, puis range l'ensemble dans une chemise vide. Ensuite il me regarde en silence avec ses petits yeux noirs en se frottant les mains l'une contre l'autre. Il a les doigts longs et fins aux ongles impeccablement manucurés.
— Parfait, nous allons voir ce que donne l'électrocardiogramme. Déshabillez-vous et allongez-vous, me dit-il en me montrant la table d'examens.
Une fois couché, le médecin me badigeonne la poitrine, les jambes et les bras, d'un gel transparent. Ensuite il m'applique des espèces de petites ventouses prolongées de fils, reliés à un boîtier métallique posé sur la vitrine. Un bruit semblable à un ancien téléscripteur se met à crépiter pendant quelques instants.
Après m'avoir libéré, le docteur Barnetti examine avec attention le résultat.
Le curieux graphique sorti de la machine n'a pour moi aucune signification. Il s'assoit à son bureau et mesure à l'aide d'un étrange décimètre les espaces entre les lignes. Apparemment satisfait, il se lève, me rejoint et me prend la tension aux deux bras puis me fait signe de m'asseoir sur la table. Voyant qu'il n'a pas l'air de vouloir m'en dire plus sur mon état, je me décide à l'interroger :
— Alors ! comment va mon coeur ?
— Soyez rassuré, vous avez un bon coeur.
— C'est ce qu'on me dit toujours et ça me perdra.
— Vous ne croyez pas si bien dire, me réplique Barnetti le sourire aux lèvres. Par
contre, votre tension très élevée m'inquiète. Je vais vous faire une injection, ainsi elle devrait baisser en quelques minutes .
Il déchire un sachet en plastique, en sort une seringue munie d'une aiguille, s'empare d'un flacon dans la vitrine et transvide une partie de son contenu dans la seringue. Il m'attache une lanière en caoutchouc autour du bras droit. J'ai toujours une certaine appréhension face aux piqûres. Je ne regarde pas l'aiguille s'enfoncer dans la veine de mon bras.
Je m'allonge, poussé doucement par le médecin :
— Ainsi, le sérum fera effet plus rapidement m'informe-t-il. Ne vous inquiétez pas, vous allez ressentir un léger étourdissement, mais ça va passer rapidement.
En effet, je me sens bizarre. Une somnolence m'envahit peu à peu. J'essaie en vain de bouger un bras. J'entends Barnetti parler, mais il m'est impossible d'ouvrir la bouche pour en sortir un son. « Que m'arrive-t-il ? »
Le médecin décroche son téléphone :
— C'est bon Vincent, tu peux monter !
Dans une épaisse brume, je vois une porte s'ouvrir laissant apparaître un petit gros, légèrement bossu, vêtu d'une blouse blanche. « Mais c'est le patient de la salle d'attente !» Sentant l'étrangeté de cette situation, j'essaie de me lever, mais je ne peux effectuer aucun geste. Barnetti me fixe et semble lire mes pensées :
— N'insistez pas, il vous est impossible de bouger. Votre cerveau n'est plus en état de commander votre système nerveux.
Le bossu sorti de ne je sais où s'approche de moi, à l'aide de lanières en cuir, m'immobilise les bras et les jambes. Je tente d'exécuter un mouvement pour me dégager, mais je ne peux même pas bouger un doigt. Impuissant, je vois " Quasimodo " débloquer les roulettes situées sous la table d'examen, puis pousser celle-ci vers la porte par où il a dû entrer
Suivi de Barnetti, il s'engouffre par cette dernière et nous débouchons dans un ascenseur. L'accès se referme derrière nous et nous descendons lentement. La grille s'ouvre sur un bloc opératoire d'une parfaite propreté. Les murs sont peints en blanc et le sol est dallé d'un carrelage noir, veiné de gris. Au milieu de la pièce se dresse une table d'opération. Autour de cette salle, digne d'un hôpital ultramoderne se trouvent plusieurs tables roulantes et des vitrines. D'une porte vitrée donnant dans une pièce inondée de lumière, apparaît une jeune femme habillée en infirmière " la patiente de la salle d'attente "
— Où en est-on Patricia ? demande le médecin.
— Tout est prêt, nous n'attendions plus que vous et votre malade.
La panique commence à me gagner, je regarde partout " c'est de moi qu'elle parle, mais je ne suis pas malade ! " Le Bossu pousse la table, transformée en chariot, en direction du centre de la pièce. Il me libère de mes
liens et, avec l'aide de la jeune femme, me bascule sur la table d'opération.
« Qu'est-ce que je fais ici ? »
C'est une histoire de fous ! J'essaie de nouveau de me lever. Impossible de faire le moindre geste.
Le médecin et ses deux assistants quittent le bloc opératoire. Je me retrouve seul dans cette vaste salle, faiblement éclairée par une lumière tamisée. Mes poignets et mes chevilles sont entravés par des cercles métalliques fixés à la table. Le calme règne dans ce sous-sol, « j'espère seulement que ce ne sont pas les prémices de la paix éternelle ».
Aucun bruit ne parvient de l'extérieur. Le silence est tellement pesant que j'ai l'impression de l'entendre. Si j'étais libre de mes mouvements, je serais en mesure de le toucher tant il me semble dense.
C'est bizarre, malgré mon angoisse, je ressens une impression de sérénité. Ça doit venir d'une drogue contenue dans la seringue.
Quelques minutes s'écoulent, Barnetti, le Bossu et Patricia réapparaissent gantés, un masque sur le visage. Le cardiologue s'affaire autour de la table d'opération pendant que ses deux assistants préparent les instruments qui me sont sans aucun doute destinés. Le médecin allume les spots au-dessus de la table et se tourne vers moi :
— Vous devez vous poser beaucoup de questions. Je les lis dans vos yeux, je vais tenter d'y répondre. Comme vous ne pouvez pas parler, je vais faire les questions et les réponses. Qu'est-ce que vous faites ici ?
— Un de mes patients est très malade, mais heureusement très riche. Si on ne lui transplante pas un cœur dans les plus brefs délais, il va mourir. Comme il m'a proposé une petite fortune pour le sauver, je dois trouver un coeur rapidement. Je vais donc prendre le vôtre. Voilà c'est tout simple.
Les effets du sérum commencent à se dissiper, me permettant de bouger les jambes et les bras. Je m'agite de toutes mes forces et tente désespérément de me libérer mais je ne réussis qu'à m'entamer les poignets.
— Patricia ! vite une autre dose.
Je me débats et ils ne sont pas trop de deux pour me tenir. Puis le sérum
agissant, j'arrête de gesticuler.
— Je sais, vous devez vous dire, pourquoi moi ? Je n'ai rien contre vous, mais
quand j'ai reçu vos analyses de votre médecin traitant, je me suis aussitôt rendu compte de votre compatibilité avec mon client. Je vous attendais avec impatience. N'ayez aucune crainte, vous ne souffrirez pas. La piqûre que l'on vient de vous injecter va vous endormir profondément. Faites-moi confiance, mon ami, dit-il en esquissant un sourire ; nous avons pratiqué ce type d'intervention plusieurs fois sans aucun problème. Patricia, appelez la clinique, qu'ils préparent notre patient pour 20 heures.
J'ai l'impression d'être dans un épais brouillard, je suis en train de m'endormir. « Ce type est fou à lier »
— Vous devez penser : on va finir par me retrouver, mais vous avez tort.
Personne ne saura ce qui vous est arrivé. Ce fut le cas pour les quatre autres patients vous ayant précédé dans ce lieu. Vincent vient de garer votre véhicule dans la cour. À la nuit tombée, l'opération sera terminée. Nous vous déposerons dans votre voiture et vous conduirons chez un ami casseur. Nous mettrons celle-ci avec vous dans le coffre à l'intérieur d'une presse. Un joli petit cube d'acier en sortira et ira rejoindre une fonderie. Évidemment, votre disparition semblera suspecte. Les autorités vous rechercheront sans résultat. Ils viendront sûrement nous voir, mais il leur sera impossible d'établir un lien avec mon cabinet et moi et même s'ils avaient un doute, ils ne pourraient rien prouver. Croyez bien qu'il n'y a rien de personnel dans tout ça, mais que voulez-vous les circonstances … Patricia, bistouri !
Ma vision se trouble ; mes yeux se ferment, je n'aperçois plus qu'une main gantée qui s'approche de ma poitrine avec un outil tranchant.
— Monsieur ! Monsieur ! Réveillez-vous, c'est à vous !
Je me dresse d'un bond, le visage et le dos baignés de sueur. Le docteur Barnetti est devant moi.
— Vous n'avez pas l'air en forme ? vous êtes tout pâle.
— Non, ce n’est rien docteur, sûrement l'effet de la chaleur. Je me suis assoupi et J'ai fait un cauchemar.
— Cela ne m'étonne pas, une température aussi élevée perturbe beaucoup de gens ; manque d'habitude, surtout en Normandie. Si vous voulez bien me suivre.
Arrivé dans le bureau aux murs tapissés d'un joli tissu mural vert pâle, garnis en partie par de splendides gravures anciennes, je m'assois dans un fauteuil face à Barnetti. Derrière lui une fenêtre ouverte donne sur un jardin où trône un énorme seringa dont le parfum embaume la pièce.
— Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? me demande-t-il avec un semblant de sourire grimaçant.
Sans répondre, je fais glisser sur son bureau en bois vernis l'enveloppe remise par mon médecin et d'un seul coup une sueur froide m'envahit...



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April
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MessageSujet: Re: Une étrange consultation   Lun 4 Juil 2011 - 13:23

Excellent Papigeo. Clap

Le début était tout "tranquille" et petit à petit, on tombe dans le cauchemar... Je me demandais comment tout cela allait finir... probablement par la mort du héros.

Et là, coup de théâtre, ce n'était qu'un rêve ! La fin est excellente, je ne m'y attendais pas du tout. cheers

Encore bravo. Very Happy

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Clara
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MessageSujet: Re: Une étrange consultation   Lun 11 Juil 2011 - 8:53

Excellent Papigeo !! ça m'a rappelé un peu le climat du film de Franju, Les Yeux sans visage !! Epatant ! c'est vraiment bien écrit !
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Papigeo
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MessageSujet: Re: Une étrange consultation   Lun 11 Juil 2011 - 10:07

Merci de vos lectures.

Aqui le tour de poster un texte ?
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April
Richard Castle
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MessageSujet: Re: Une étrange consultation   Lun 11 Juil 2011 - 12:04

En fait, il n'y a pas un "ordre" pour poster les écrits. Celles ou ceux qui en ont peuvent les poster au fur et à mesure. Wink

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MessageSujet: Re: Une étrange consultation   

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